EN COURS
nous sommes chair.

Nous sommes chair est un projet de recherche artistique qui interroge le regard et les traces qu’il laisse.
Le projet part d’une expérience simple et partagée : vivre dans un corps exposé aux regards. Ces regards influencent la manière dont on habite son corps, notre identité et notre relation aux autres. Ils laissent des traces, parfois visibles, parfois diffuses, qui nous accompagnent dans le temps.
Le corps est ici pensé comme un lieu de vie, un lieu où s’inscrivent des expériences, souvent de façon discrète, parfois silencieuse. Le projet ne cherche pas à montrer des corps, mais à rendre sensibles ces inscriptions, dans ce qu’elles transforment de notre manière d’être au monde.
La recherche s’est d’abord construite à partir de mon propre corps, avant de s’ouvrir à la rencontre avec d’autres corps et d’autres récits. Le partage, l’écoute et la rencontre deviennent alors des moments essentiels du travail, où ce qui se transmet ne relève pas d’un témoignage direct, mais d’une expérience vécue du regard et de ses effets.
Ces échanges nourrissent une recherche de gestes artistiques qui prend différentes formes selon les contextes et les lieux. Installation, performance et récit s’y déploient comme des manières de rendre perceptible ce qui circule entre les corps, sans fixer de forme définitive.
Le projet se développe par déplacements successifs. Chaque nouveau contexte devient un lieu de rencontre et de transformation. Il se laisse traverser par d’autres corps, d’autres récits, d’autres manières de regarder.
mon corps, c’est ma maison.









Mon corps c’est ma maison est une vidéo-performance réalisée dans le cadre de l’exposition collective Zone franche, portée par le projet Investir. Ce projet réunit un collectif de sept artistes femmes autour d’une recherche commune sur la manière d’investir le corps, l’espace et l’expérience partagée comme lieux d’engagement et de transformation.
La pièce explore la manière dont nous habitons et engageons nos corps. À partir d’un questionnaire que j’ai conçu sur le rapport au corps comme espace intime, j’ai recueilli les témoignages de deux amis femmes. Ces récits abordent ce que nous portons physiquement et symboliquement, ainsi que la façon dont le corps conserve les traces de nos histoires.
À partir de ces paroles, j’ai réalisé une vidéo-performance dans laquelle je performe corporellement l’un des récits. Le texte initial est déplacé vers le corps et devient mouvement. En parallèle, des extraits des deux entretiens sont présents dans la vidéo-performance. Ce dispositif crée un va-et-vient entre le corps et le récit. Le corps y apparaît comme un espace vivant, traversé par les expériences et les paroles qui le constituent.
être chair.

La chair comme point de départ. À travers la performance vidéo et l’installation, je questionne notre rapport au corps, à l’identité, à l’intimité et au regard. Comment prendre place au sein d’une société qui façonne notre « être » et nous influence ?
Une quête de résilience s’engage, à travers l’interrogation et la découverte de nouvelles perspectives. La caméra devient la métaphore de l’œil, le regard des choses. « C’est par le regard que j’entre dans la lumière, et c’est du regard que j’en reçois l’effet. »

Ces recherches ont donné naissance à une série d’expériences performatives, pensées comme des tentatives d’exploration des mécanismes intimes et sociaux qui façonnent la perception de soi. Chaque performance est née d’un dialogue entre réflexion et expérimentation sensible, pour questionner la manière dont l’image du corps se construit, se fragmente et se transforme sous l’influence extérieure.
Le projet s’est développé à partir d’un questionnement profond sur la façon dont les représentations dominantes du corps, véhiculées par les médias, la culture visuelle et les normes sociales, imposent des modèles esthétiques étroits.

Face à cette pression constante à se conformer, à se corriger, à s’exposer, la vidéo-performance est devenue un espace pour déconstruire ces regards, et permettre au corps de réapparaître autrement : dans sa vulnérabilité, sa complexité, sa résistance. Les captations vidéo
deviennent des moments suspendus, des tentatives d’exprimer ce qui, dans l’intime, échappe au contrôle et persiste malgré les injonctions.
VIDEOS PERFORMANCES

Regarde Vidéo-performance, 2024

L’œil Vidéo-performance, 2024

Entre Deux Espaces Vidéo-performance, 2024










